Max GODET, directeur général, WeChooz

  « J’étais profondément attiré par l’idée de rendre le dialogue social plus attractif pour les salariés, et plus efficace pour ses acteurs du quotidien »

  Qu’est-ce qui vous a amené à orienter votre parcours professionnel vers le champ des relations sociales ?

En pleine période de mise en application des ordonnances Macron, ma rencontre avec les autres co-fondateurs de WeChooz a été un élément déclencheur. J’étais profondément attiré par l’idée de rendre le dialogue social plus attractif pour les salariés, et plus efficace pour ses acteurs du quotidien. Chacun avec son savoir-faire et historique (avocat en droit social ou expert des nouvelles technologies) nous partagions la conviction que le dialogue social dans les entreprises devait bénéficier d’outils modernes, simples et intuitifs pensés par et pour des professionnels des relations sociales comme d’autres piliers de la fonction RH déjà très bien équipés (paie, gestion des talents etc.). Notre première préoccupation à ce moment-là fut le sujet des élections professionnelles, afin de mettre à disposition des entreprises un outil de vote électronique fiable et sécurisé, mais aussi un outil de gestion du projet (planning, règles et documents obligatoires) abouti qui soulage réellement les équipes RH/RS. Par la suite, nous avons toujours cherché à apporter de nouvelles solutions aux acteurs du dialogue social (BDESE en ligne, formations d’élus ou d’employeur) et d’autres sont en cours de développement.  

 

Y a-t-il des faits marquants, des réalisations dont vous êtes particulièrement fier ?

Les milliers d’entreprises qui témoignent de leur satisfaction lors de la mise en place de leur CSE ou de leur BDESE sont forcément une fierté, mais je crois que le plus satisfaisant aujourd’hui est l’aventure collective que représente WeChooz. Nous sommes bientôt 30 salariés, et voir chacun.e rejoindre l’équipage en apportant son œil vif, sa motivation et ses compétences acquises par ailleurs est le vrai marqueur de la réussite selon moi.

 

Vous êtes membre de l’association Réalités du dialogue social dont la vocation est de promouvoir le dialogue social. Pourquoi est-ce si important pour vous ?

D’une part je dirais que ma présence au sein de l’association est indispensable pour rester le plus connecté possible aux problématiques concrètes des acteurs du dialogue social sur le terrain. En ce sens, la lecture des différents travaux ou les discussions avec les représentants d’employeurs, de syndicats ou les experts indépendants sont une source précieuse grâce à ce pluralisme des personnalités qui composent l’association. D’autre part, et avec humilité, j’essaie d’apporter ce que notre activité auprès de milliers de professionnels du dialogue social nous enseigne, sur les thèmes qui me sont chers (IA & dialogue social, les jeunes et le dialogue social) pour faire avancer les réflexions au sein de l’association.  

 

Avez-vous vu un film, écouté un podcast ou lu un livre que vous recommanderiez à la Communauté Réalités du dialogue social ?

En grand fan de sport et de cyclisme, je suis actuellement passionné des performances du jeune coureur français Paul Seixas et j’ai hâte qu’il fasse rêver les fans pendant le Tour de France. Il semble enfin « l’élu » attendu par toute une nation. Et curieusement, me dire que j’étais déjà majeur à sa naissance me donne plus un coup de jeune qu’un coup de vieux car c’est un regain de passion et d’énergie pour cette épreuve que je ressens !
 
 
Sur un thème plus proche du dialogue social, j’ai pu grâce aux excellents Denis Maillard et Philippe Campinchi assister à la projection du film « À plein temps » que je recommande à toutes et à tous ! La performance du réalisateur Eric Gravel et de l’actrice Laure Calamy pousse à se questionner sur la place des travailleurs essentiels mais souvent invisibles, ou les exigences des employeurs auprès des familles monoparentales à la vie quotidienne si chronométrée.  
 
 

À plein temps - Film 2021 - AlloCiné

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